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O homme! Rends graces à ton semblable, rends graces à la société; sans elle, tu ne serois rien au moral comme au physique. Le concert des forces fait ta sûreté, la division du travail, ta richesse, l'union des sexes te donna l'être; apprends que la correspondance des idées a créée ta raison. Ce n'est pas la philosophie, c'est la brutalité, qui a fixé son séjour au sein de l'absolue solitude. La pensée est comme l'étincelle électrique, qui ne naît que du choc des corps. Degérando, Des Signes, 1800 Juriste et philosophe. Associé de l'Institut National. Membre de la Société des Observateurs de l'Homme, fondée en 1799, et de la Société philosophique, qui se réunit chez Maine de Biran à partir de 1814. En 1799, son mémoire sur la question Quelle est l'influence des signes sur la formation des idées, sujet vivement discuté parmi les Idéologues, remporte le premier prix au concours de l'Institut National. Les Considérations sur les diverses méthodes à suivre dans l'Obser-vation des peuples sauvages de Degérando peuvent être considérées comme le pre-mier guide méthodologique de l'ethno-anthropologie. Son but y est d'éta-blir de sûres expériences sur l'origine et la génération des idées, sur la formation et les progrès du langage, sur l'enchaînement qui existe entre ces deux ordres d'opérations. Avec Cuvier, Pinel, Jauffret et Sicard, il fait partie d'une commission chargée d'examiner scientifique-ment le cas du sauvage de l'Aveyron; il présentera ses résultats à l'Institut National. Ami d'Itard, il soutient celui-ci dans son projet d'éducation et s'attaque particulièrement à ceux qui présument, comme Sicard, que l'enfant sauvage serait mentalement handicapé. |
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| Portraits - Vitrine 4 | ||||
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Joseph-Marie baron DE GÉRANDO (DEGÉRANDO) (* Lyon, 20 février 1772 † Paris, 10 novembre 1842) Lithographie de Jacques François Gaudérique Llanta (première moitié du XIXe siècle). (PPH) |
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