Médecin, naturaliste, aliéniste. Connu surtout pour ses études sur l'aliénation mentale. Pinel devient médecin en chef des deux hospices d'aliénés, de Bicêtre en 1793, de la Salpêtrière en 1795. En 1791 il publie le Traité médico-philosophique de l'aliénation mentale ou la manie, dans lequel il décrit la méthode du traitement moral de la folie. Destutt de Tracy fait des éloges de ce livre: En expliquant comment les fous déraisonnent, il apprend aux sages comment ils pensent. [...] Ce sont les philologistes philosophes, comme le citoyen Pinel, qui avanceront l'idéologie (Élémens d'idéologie, 1801). En tant que membre de la Société des Observateurs de l'homme, qui poursuit le but de saisir la nature de l'homme sous les rapports physiques, intellectuels et moraux, Pinel fait partie d'une commission chargée d'examiner l'enfant sauvage de l'Aveyron. Dans son Rapport fait à la Société des Observateurs de l'homme sur l'enfant connu sous le nom de sauvage de l'Aveyron commencé le 8 frimaire an IX (29/11/1800) et continué en mai 1801, Pinel rend un jugement impitoyable à l'égard de l'enfant en posant une question rhétorique: les développements réduits de l'enfant, n'annoncent-ils point qu'il doit être entièrement rangé parmi les enfants atteints d'idiotisme et de démence, et qu'on n'a aucun espoir fondé d'obtenir des succès d'une institution méthodique et plus longtemps continuée?
   

Portraits - Vitrine 7

         
         
      3 Philippe PINEL
(* Saint-André (Tarn), 20 avril 1745
     † Paris, 26 octobre 1826)
Gravure de d'Elvaux d'après un tableau de Mme Mérimée (XIXe siècle). (PPH)